Institut Turgot

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mardi 9 février 2010

Comment survivre au krach économique ?

Gilles Dryancour Dans une réponse à un commentaire, Henri Lepage a formulé cette suggestion en forme de programme de recherche :

« Nos sociétés se verront un jour ou l'autre imposer un formidable sacrifice de pouvoir d'achat contre lequel nous ne pourrons rien. Quelle en sera la forme, selon quelle voie ? Quand cela se produira-t-il ? C'est un autre sujet, mais un sujet autrement important auquel nous devrions (vous devriez) accorder beaucoup plus de temps afin de voir quelle stratégie personnellement adopter pour survivre du mieux possible à l'inévitable événement » (1).

Le but de cet article est d’essayer de répondre à ces questions en se souciant du sort des individus.

Dans cette perspective, on s’interrogera sur la probabilité d’un krach économique et sur les moyens d’en limiter individuellement les effets

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dimanche 7 février 2010

Libération des normes comptables

Vincent Poncet à l'une des réunions de l'Institut Turgot Le monopole étatique de fixation des normes comptables doit être remis en question.

En France et en Europe, les régulateurs s'activent pour faire de la réforme des normes comptables une des priorités de l'année 2010.

Dans son discours d'ouverture du forum de Davos, Nicolas Sarkozy a jugé l'enjeu « crucial » et a insisté sur sa volonté de définir des normes communes à l'échelle mondiale. Guillaume Vuillemey Au sein de l'Union Européenne, Michel Barnier, nouveau commissaire au marché intérieur, devrait pousser dans le sens du rapport de Larosière qui, en 2009, recommandait la révision des conditions d'application des modèles comptables.

Si le rôle de la disposition dite mark-to-market dans la crise financière a certainement été surestimé, la question de la valorisation des actifs dans les bilans bancaires demeure. Quelle norme comptable faut-il imposer pour estimer la valeur des actifs, notamment des moins liquides ?

La question ne se pose pas en ces termes, car les valeurs que l'on cherche à quantifier ne sont pas des données objectives. Dès lors, c'est le monopole étatique de fixation des normes comptables qui doit être questionné.  

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vendredi 5 février 2010

La plus grande singularité de l'affaire Proglio

Antoine Jeancourt-Galignani Que Monsieur Proglio ait conçu et défendu ce montage de la double présidence n’est pas vraiment surprenant. On en voit bien les motivations. Peut être ces étranges synergies ou projets communs. Mais on en voit mal la substance, et au surplus la double présidence les entraverait plus qu’elle ne les faciliterait.

Mais l’abondement de la rémunération, la conservation d’une base arrière sure en cas de virage politique, le souci d’éviter au successeur la tentation habituelle du coup de paille de fer sur les comptes sont assez de justifications.

Que le Prince ait accepté et imposé ce montage peut davantage étonner quand on songe au préjudice que l’affaire va lui causer.

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mercredi 3 février 2010

La nouvelle géographie de l'énergie

Yves Montenay lors d'un séminaire TurgotPlusieurs éléments ont modifié récemment la géographie de l'énergie : le contrecoup de la forte hausse du pétrole en 2007 et 2008, puis le ralentissement de la consommation dû à la crise économique. La baisse des prix qui a suivi n'a pas effacé le souvenir de la hausse, d'autant que dès que le creux conjoncturel a été passé, les prix sont remontés entre 70 et 80 $ le baril, ce qui est historiquement élevé.

La première conséquence a été un ralentissement de la consommation, dû dans un premier temps à la hausse des prix et dans un deuxième à la crise économique. A cela s'est ajouté la perspective de la reprise de la production irakienne

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lundi 1 février 2010

Médecine, technologie et systèmes de soins, le grand changement de paradigme - Assemblée nationale, le 21 janvier 2010

Ceci est l'enregistrement de la conférence organisée par l'Institut Turgot, le 21 janvier 2009, à l'Assemblée nationale avec le Docteur Guy-André Pelouze, chirurgien des hôpitaux (chirurgie cardiaque et cardiovasculaire) et le Dr Alphonse Crespo de Lausanne, fondateur du réseau Médecine et Liberté, tous deux membres du Conseil scientifique de l'Institut Turgot.

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Tous les discours actuels sur la santé, son organisation et son financement reposent sur l'hypothèse d'une hausse exponentielle des coûts de production, entraînée par la sophistication croissante des technologies mises en oeuvre.

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samedi 30 janvier 2010

L'autre tragédie d'Haîti

Nathalie Elgrably-LevyLa tragédie haïtienne est inqualifiable. On ne peut qu’être anéanti devant l’horreur, la douleur, la faim et le désespoir causés par l’impitoyable séisme. Et on ne peut que saluer l’aide humanitaire déployée par la communauté internationale. Une aide qui, en regard des besoins immenses et de leur urgence, restera malheureusement toujours trop modeste et trop tardive.

Les premiers secours étaient à peine arrivés que l’on songeait déjà à rebâtir. Seize pays se sont d’ailleurs réunis le 25 janvier à Montréal pour discuter de l’effort de reconstruction. On ne cherche pas qu’à sauver des vies et à apaiser les souffrances, on espère également mettre le pays sur le chemin de la prospérité.

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jeudi 28 janvier 2010

Un grand méconnu : le cycle immobilier de 18 ans

Steve HankeLe 3 janvier dernier,  lors de la réunion annuelle de l’American Economic Association, le Président de la Réserve fédérale Ben Bernanke prononçait un important discours.

Dans son texte officiel, « Monetary Policy and the Housing Bubble », le président Bernanke faisait valoir que ce ne serait pas la politique monétaire de la Fed qui était responsable de la bulle immobilière. Il prétendait que le grand coupable aurait été la mauvaise réglementation. 

Ce que le Président Bernanke cherche à nous faire croire n’est qu’un gros canular. Des bulles, la Fed ne cesse d'en fabriquer.

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mardi 26 janvier 2010

De la crise systémique à l'erreur systémique (2) : le syndrôme de l'Ile de Pâques, ou l'illusion d'une gouvernance mondiale.

Guillaume Trémeau Voici le deuxième volet de la réflexion de Guillaume Trémeau sur les risques systémiques. Trait_html_691a601b.jpg

« Penser c’est comparer » disait André Malraux. Pour bien étudier et comprendre un système complexe ne faut-il pas privilégier la diversité des approches plutôt que de tenter d’uniformiser celle-ci ?

En comparant les résultat de son voisin avec les nôtres on peut progressivement sélectionner les bonnes options et rejeter les mauvaises.

Mais si l’on ne peut plus comparer, on ne pense plus et on prend le grand risque de se tromper, tous ensemble, comme les habitants de l’île de Pâques.

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dimanche 24 janvier 2010

De la crise systémique à l'erreur systémique (1) : crise financière et réchauffement climatique

Guillaume Trémeau Ce texte est le premier volet d'une série de deux articles que Guillaume Trémeau, médecin à Lyon, consacre à une réflexion non-conformiste sur les risques systémiques.Trait_html_691a601b.jpg

L’analyse des « risques systémiques » que discute Daniel Cohen tout au long de son interview dans Spectacle du Monde (n°560, octobre 2009 : La prospérité n’est pas facteur de pacification. C’est l’inverse) est absolument passionnante.

Néanmoins, on est en droit de s’interroger sur les déductions qu’il en tire, sur les remèdes qu’il propose d’appliquer.

Ainsi, s’il est très probable que "nos sociétés ont du mal à penser le risque systémique" et que "La théorie des systèmes nous apprend que les crises deviennent fatales lorsqu’une complexité croissante se conjugue avec une uniformisation croissante'', faut-il forcément en déduire qu’il faille fabriquer une sorte directoire du monde pour maintenir un équilibre coopératif entre les nations ?

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vendredi 22 janvier 2010

La rémunération des dirigeants d’une entreprise ne concerne que ses actionnaires et administrateurs

Michel Kelly-Gagnon Dans un document qui vient d'être publié par l'Institut Economique de Montréal, Michel Kelly-Gagnon, Président de l'IEM, et Jasmin Guénette, répondent à tous ceux qui veulent réglementer primes et rémunérations des dirigeants d'entreprises.

Pour télécharger le texte intégral de l'étude, cliquez-ici. Le texte ci-dessous en résume les principaux arguments. Trait_html_691a601b.jpg

La rémunération des chefs d'entreprise est plus que jamais devenue un enjeu controversé. Des comparaisons à saveur populiste dénonçant l’écart de rémunération entre le travailleur moyen et les chefs d’entreprise les mieux payés ont récemment été relayées par les médias.

On peut s’indigner des salaires versés aux dirigeants des grandes entreprises, comme on peut envier un joueur de basketball de la NBA et son salaire moyen de 6 millions de dollars ou un acteur hollywoodien qui gagne 20 millions de dollars pour tourner un film. On peut aussi étudier la situation plus rationnellement et essayer de comprendre pourquoi les actionnaires – la plupart du temps par l’entremise de leurs mandataires élus, les membres du conseil d’administration – accordent de tels montants aux dirigeants de leur entreprise.

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mercredi 20 janvier 2010

Les trois péchés originels de la taxe carbone

On ne peut pas dire que les médias français aient fait preuve de beaucoup d'esprit critique à l'égard du projet de Taxe carbone. D'où l'intérêt de cet article de Rémy Prudhomme, économiste, Professeur émérite de l'Université Paris-XII, publié dans Les Echos du 5  Janvier 2010 - c'est à dire juste quelques jours après l'annonce de la décision d'annulation du Conseil Constitutionnel. Ce que l'on sait de la nouvelle mouture du projet de loi ne remet pas en cause les trois péchés originels. H.L. 

Il est fascinant de voir comment une bonne théorie se métamorphose en une mauvaise politique. 

Tous les économistes sont d’accord : la meilleure façon de lutter contre une externalité négative (un coût imposé à autrui par un pollueur qui ne paye pas pour ce coût), c’est de la taxer. Les rejets de CO2 sont une externalité, taxons-les. A 32 euros la tonne (17 pour commencer), toutes les réductions qui coûtent moins de 32 euros la tonne, et seulement celles-là, seront effectuées, ce qui suffira pour atteindre nos objectifs, et pour les atteindre au moindre coût. Mieux vaut un signal prix qu’un signal quantité. 

Cette théorie, bien argumentée dans le Rapport Rocard, est classique, et solide. La taxe carbone dont elle a accouché est pourtant rejetée par à peu près tous les Français, des agriculteurs aux membres de Conseil Constitutionnel. Cherchons l’erreur.

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